Vous voulez vous installer en agriculture ?

Schéma d'installation, étape par étape avec les coordonnées des structures

 

 

 

Trentenaires, modernes, réalistes, diplômés, optimistes, les nouveaux agriculteurs du XXIè siècle font exploser les clichés.

L’agriculture insulaire a fini de manger son pain noir. Il y a seulement une quinzaine d'années, 10 ans, l’agriculture corse, c’était une chambre consulaire en faillite, à Bastia des caisses de Crédit Agricole mises en examen, des agriculteurs surendettés, des rapports accablants et méprisants, de Jacquot à Glavany…

Aujourd’hui, l’agriculture corse, c’est une agriculture en marche, une politique de structuration des filières, des signes de qualité reconnus à l’échelle européenne, une image saine et constructive…

Il y a 15 ans, plus personne ne voulait être agriculteur. Aujourd’hui, les frémissements constatés par les indicateurs depuis 5 ans se confirment. La tendance s’inverse. Y compris au niveau national. En 2006 sur le sol français, avec 6149 dossiers d’installation validés en CDOA, on constate une augmentation des installations en agriculture de 4,4 %.

En Corse, ils sont plus d’une centaine à avoir franchi le pas en 2006. L’équivalent du nombre de nouveaux installés en Vendée, qui compte plus de 12000 actifs (environ six fois plus que la Corse).

Malgré un tassement en 2007, dû à la transition entre deux périodes de programmation, la tendance devrait se confirmer au cours de cette nouvelle programmation.

Qu’elle soit le fruit d’une évolution toute personnelle ou d’un héritage familial, la décision de s’installer comme agriculteur ne peut se faire sans une bonne dose de passion. Passion de la terre, de l’activité au grand air, du produit, mais aussi de la liberté.

La problématique de l’accès au foncier reste un des principaux freins à l’installation des jeunes agriculteurs, malgré

La transmission, c’est être conscient qu’on fait partie d’une longue chaîne qui ne doit pas se rompre. S’ils sont prêts à innover, pour améliorer leurs conditions de travail notamment, les nouveaux agriculteurs veulent aussi perpétuer une tradition, pérenniser un savoir-faire, transmettre un patrimoine qui les dépasse.

S’ils parlent de passion, de respect, de transmission, les nouveaux agriculteurs n’ont pas honte de parler aussi de rentabilité. Ils ont compris qu’ils sont avant tout des chefs d’entreprise, des gestionnaires. Ils maîtrisent parfaitement tous les arcanes des circuits de distribution et de commercialisation, discutent positionnement, marketing direct, PLV. « C’est le résultat d’un travail de construction des filières qui a commencé il y a quelques années, analyse un jeune, engagé dans le syndicat AOC de sa filière : on nous tire vers le haut, vers la qualité, ce qui permet une différenciation du produit et donc la création de valeur ajoutée ».

Enfin, les agriculteurs de demain sont… des agricultrices ! Un tiers des nouveaux installés de 2006 sont des femmes.

Alors, même si tout n’est pas rose tous les jours, même si parfois le côté fastidieux du parcours d’installation a pu les rebuter, même si les banques ne jouent pas encore tout à fait le jeu, même si des verrous restent à faire sauter… Les JA d’aujourd’hui ne regrettent rien.

Véritables passerelles entre tradition et modernité, sources de lien social et générationnel, premiers mutants d’une révolution soft du retour à la terre, les nouveaux agriculteurs sont des visionnaires. Et ils en sont fiers.


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