Caractéristiques insulaires

État des lieux


On compte en Corse 3600 exploitations agricoles dont 1850 professionnelles, qui représentent plus de 5000 emplois et un CA annuel 230 millions €. L’agriculture représente environ 2% du PIB de l’île.

La viticulture est la première production de l’île avec 7100 hectares de vignoble, suivie par la production d’agrumes, boostée par la filière clémentine. La clémentine de Corse est en effet littéralement plébiscitée sur les marchés continentaux, notamment grâce à l’obtention de l’IGP et à la stratégie de communication qui a été mise en place autour de ce signe de qualité.

Malgré une politique active de soutien tant sur les projets individuels que sur les projets collectifs, on compte néanmoins 11% d’exploitations professionnelles en moins en cinq ans. C’est pourquoi la CTC et l’ODARC ont fait de l’installation en agriculture une priorité, avec des actions spécifiques, menés dans chaque département par la structure agréée : Point Info Installation. Ces actions visent également à enrayer le vieillissement de la population active et à favoriser les cessions-transmissions d’exploitation liées aux départs en retraite.


L’agriculture insulaire se différencie par ses démarches « qualité »


1975, premier AOC vin de Corse

La viticulture a entrepris dès 1975 une démarche de qualité globale avec l’obtention cette année là du premier AOC vin de Corse. Aujourd’hui, la typicité des cépages et des terroirs locaux est reconnue dans le monde entier, et les recherches scientifiques du CIVAM viti notamment tendent à prouver le lien entre terroir, variété, et propriétés oragnoleptiques. Quand on pense que les cépages traditionnels (sciacarello, nielluciu, vermentino…) ont failli disparaître totalement au début des années 70, on ne peut que rendre hommage aux pionniers des démarches qualité. En parallèle un effort important a été réalisé sur la modernisation des outils de production, la recherche de procédés nouveaux et permettant d’exprimer pleinement le potentiel des vins de Corse et enfin la restructuration des vignobles.


1998, AOC brocciu

Le brocciu a pour sa part obtenu sa reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée en 1998. Pour ce produit emblématique de l’île l’Appellation est avant tout une protection contre des produits contrefaits à base de matières premières de toute sorte et également une défense contre l’importation d’imitation.


1998, AOC Mele di Corsica

La reconnaissance en AOC du miel corse se fonde sur la spécificité de la flore corse qui compte un grand nombre d’espèces endémiques et sur la possibilité scientifique de démontrer qu’un miel a été produit dans l’île grâce à l’analyse des pollens qu’il contient. L’AOC miels de Corse a instauré une évolution dans la valorisation des miels en introduisant pour la première fois en France la notion de miels de terroirs qui est venue s’opposer à celle de miel monofloral.


2004, AOC Oliu di Corsica

L’huile d’olive a obtenu sa reconnaissance en AOC fin 2004. Le travail d’études et de recherches variétales nécessaire en amont a permis de mettre en évidence des variétés typiques de l’île (ghjermana, sabina, zinzala) prouvées au travers d’analyses ADN. La mise en place du cahier des charges AOC a également eu pour conséquence la restructuration et la mise en valeur d’un certain nombre de vergers abandonnés, qui étaient devenus la proie des incendies. L’AOC a permis une valorisation et une différenciation du produit dans les rayons des grandes surfaces.


2006, AOC Farine de châtaigne

La filière castanéicole, sous l’égide du GRPTCMC et du syndicat de défense de l’AOC, a obtenu endécembre 2006 l’Apellation d’Origine Contrôlée ‘farina castagnina corsa’. La valorisation permise par ce signe officiel de qualité,

devrait se traduire par une hausse du revenu des producteurs, notament grâce aux campagnes de communication prévues dans le cadre du PDRC. Cette valorisation est indispensable à la pérennisation des exploitations. En particulier dans un contexte difficile où la succession d’années de sécheresse met en péril les récoltes, introduisant un phénomène d’alternance inconnu jusqu’à présent.


2007, IGP Clémentine

La clémentine a connu d'abord un développement important et une notoriété liée à ses qualités intrinsèques et à sa différenciation au travers d’un label régional « clémentine avec feuille ». Ce signe distinctif a permis de conquérir et de stabiliser des parts de marché. L’entrée de l’Espagne dans l’Union Européenne a induit un bouleversement au niveau de cette situation (volume de production beaucoup plus important avec 1,2 millions de tonnes, coûts de production inférieurs, réglementation moins restrictive). De plus l’Espagne a exploité la notoriété de la clémentine Corse en reprenant le concept clémentine avec feuille et quelquefois même le nom "fines de corse". La décennie 90 sera marquée par une dégradation continue de la situation, des volumes produits, des surfaces plantées et par une attitude prudente des exploitants vis-à-vis des investissements. Afin de contrecarrer la concurrence espagnole, de mettre fin aux contrefaçons et d’apporter des garanties aux consommateurs, la profession a décidé d’engager une démarche de qualité. L’IGP a été obtenue en 2007 et le dossier label rouge est en cours de constitution.


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