Présentation

Un plan spécifique à la Corse

Les spécificités de notre agriculture, de notre ruralité, et de nos productions, ont rapidement pointé que la politique à mettre en place ne pouvait s’inscrire totalement dans les objectifs et orientations définis par Paris. Le plan hexagonal tend à développer d'une façon générale, une agriculture plus intensive et quantitative, en cohérence avec la situation et l'évolution de l'agriculture en France et dans le monde, alors que la Corse, conformément à la délibération de la CTC de mars 2002, privilégie la qualité et l’identité des produits. Ces produits insulaires sont largement en sous-production alors que pour la majorité d’entre elles, les productions françaises sont en sur-production. Les leviers et stratégies de développement ne peuvent obéir aux mêmes logiques.

Les mesures spécifiques à la Corse sont au nombre de 30 sur un total de 50 mesures. Les 20 mesures restantes concernent des axes imposés par Bruxelles, qui conditionnent l’obtention des 83 millions d’euros du FEADER, et qui ne sont absolument pas en contradiction avec la politique souhaitée en Corse. Il s’agit par exemple de protection de l’environnement, d’information et de promotion des signes de qualité...

Objectif du PDRC : valoriser les territoires ruraux, au travers des ressources naturelles patrimoniales et culturelles, tirant parti de 2 atouts : la qualité et l’identité


 

Rappel de la chronologie

De septembre 2005 à décembre 2006, la CTC et l’ODARC organisent la concertation avec la profession pour définir au mieux les besoins à venir de la Corse en matière d’agriculture, de forêt et de ruralité.

Mars 2007, les derniers amendements correspondant aux souhaits de la profession sont intégrés au PDRC, qui est voté par l’Assemblée de Corse le 7 mars.

De mars à décembre 2007, le PDRC est examiné par Bruxelles. La CTC et l’ODARC reçoivent deux lettres d’observation seulement, quand, dans le même temps, le plan hexagonal en reçoit 17.

En décembre 2007, le Comité de Développement Rural émet un avis favorable.

Enfin, le 15 février 2008, l’Europe approuve le PDRC pour la période 2007-2013.

Aujourd’hui, le PDRC est le cadre de référence de l’intervention agricole jusqu’en 2013.


 

3 grands objectifs
 

  • Compenser les handicaps naturels liés à la géographie, au vieillissement de la population et à la formation des actifs agricoles

  • Limiter les handicaps structurels liés à l’espace foncier non bâti et au désengagement bancaire

  • Exploiter le potentiel de valeurs ajoutées : un environnement de qualité, des potentialités touristiques et des filières de qualité qui restent à conforter

 

Des caractéristiques spécifiques

Un axe 2 bien doté (50,7 millions d'euros) avec une concentration de cette enveloppe sur les mesures de compensation de handicaps naturels et en faveur des Mesures Agro-environnementales

L’axe 1 avec 16,3 millions d'euros est dédié à l’adaptation des activités agricoles et sylvicoles : modernisation, accroissement valeur ajoutée, installation des jeunes et formation

L’axe 3 répond à la problématique des territoires ruraux : diversification non agricole, création et développement de micro-entreprises, préservation du patrimoine naturel et culturel, stratégies locales. 8,9 millions d'euros sont prévus sur cet axe
 

L’axe 4 (3,1 millions d'euros envisagés) vise à développer une meilleure gouvernance des territoires locaux

 

Les axes du PDRC

  • axe 1 : amélioration de la compétitivité de l’agriculture et de la sylviculture,
  • axe 2 : préservation d’un espace agricole et forestier varié, de qualité et de maintien d’un équilibre entre les activités humaines et préservation de ses ressources naturelles,
  • axe 3 : maintien et développement de l’attractivité économique de territoire ruraux pour les positionner comme pôle de développement en s’appuyant sur la diversité des ressources, des activités et des acteurs.
  • axe 4 : mise en œuvre de l’approche LEADER

 

Les structures administratives

  • L’autorité de gestion : la Collectivité territoriale de Corse

  • Le Conseil exécutif est l’autorité de gestion. La direction des affaires européennes et de la coopération (DAEC) de la CTC a une fonction d’animation, de gestion et de suivi du PDRC.
  • L’organisme payeur : l’Office de Développement Agricole et Rural de la Corse (ODARC).
  • Les services instructeurs : l’ODARC, l’office de l’environnement de la Corse (OEC), la direction de l’aménagement et du développement (CTC), la direction du patrimoine (CTC) et les directions départementales de l’agriculture et de la forêt de Corse-du-Sud et de Haute-Corse (DDAF)
  • Ils ont une fonction d’instruction.
  • L’organisme de coordination : l’agence unique de paiement (AUP)
  • L’organisme de certification des comptes : la Commission de certification des comptes des organismes payeurs (C3OP).

 

 

 

Le PDRC en 5 questions, une interview de l'ancien Président de l’ODARC

 

 

 

 

 

 

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